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Pendant la pandémie, j’ai eu la chance d’aider les entrepreneur(e)s de ma région dans le cadre de mon poste de conseillère en aide aux entreprises pour ACCAvenir, une agence de développement économique locale. J’ai personnellement interagi en ligne avec des centaines de propriétaires d’entreprises de l’Est de l’Ontario.

Dans les trois quarts des cas, j’ai pu les orienter vers des programmes d’aide sous forme de prêts à faible taux d’intérêt ou, dans certains cas, de subventions.

Certains propriétaires d’entreprise n’étaient pas admissibles, surtout s’ils ont eu la malchance d’ouvrir une entreprise juste avant l’arrivée du COVID en mars 2020. Malheureusement, d’autres sont passés à travers les mailles du filet par leur propre faute. Voici trois comportements que j’ai remarqués et qui les ont menés là :

#1 Vivre sous une roche – Beaucoup ont raté des échéances parce qu’ils prétendaient ne pas être au courant de ce qui était disponible. J’ose dire que certains n’ont pas pris la peine de se renseigner avant que la situation ne devienne critique, mais ils manquaient à la plupart un facteur clé de la résilience entrepreneuriale : une connexion à un cercle de propriétaires d’entreprises, comme une chambre de commerce ou une association professionnelle (ou Consœurs en Affaires!).

Selon le gouvernement du Canada, 895 666 entreprises ont été approuvées pour des prêts du Compte d’urgence d’entreprise du Canada (CEBA), pour un total de 48,93 milliards de dollars. Selon la Fédération canadienne des indépendants, cela représente 3 entreprises canadiennes sur 5. Ces prêts sont partiellement annulables puisque le remboursement du solde du prêt au plus tard le 31 décembre 2022 entraînera une annulation du prêt pouvant aller jusqu’à 33 %.

#2 La tête dans le sable en matière de finances – D’autres ne maîtrisaient tout simplement pas leur situation financière. Ils se démènent pour remplir les documents administratifs parce qu’ils dépendent d’experts extérieurs tels que des comptables. Malheureusement, beaucoup étaient eux-mêmes complètement dépassés parce que tout le monde avait besoin de données financières!

#3 Humilité ou hubris – Enfin, il y avait un groupe important de personnes qui semblaient dans le déni ou trop fières pour demander de l’aide. J’ai entendu « Oh ! quelqu’un en a plus besoin que moi » ou « Je n’ai jamais eu à demander de l’aide au gouvernement ! ». Une propriétaire d’entreprise est devenue offusquée lorsque je lui ai demandé d’inscrire le nom de son conjoint sur un formulaire, même après que je lui ai expliqué que c’était de l’information requise, qui s’appliquait aux hommes et aux femmes. Malheureusement pour elle, son refus lui a enlevé droit à des sous qu’elle aurait sûrement eu besoin. L’humilité (?) et la fierté ont entravé la volonté de nombreux propriétaires de demander de l’aide.

Il est certain que nombre de ces demandes étaient fastidieuses. Mais l’année que j’ai passée jusqu’à présent dans ce rôle m’a fait prendre conscience de la nécessité de partager les ressources et de mettre les entrepreneurs en relation afin qu’ils puissent se sentir plus à l’aise et mieux informés sur le plan financier. Les effets de la pandémie sur les femmes chefs d’entreprise continuent de se faire sentir dans le monde entier. Parfois, la résilience a signifié fermer boutique, accepter la perte et aller de l’avant. Si vous vous accrochez encore et avez besoin d’une oreille attentive, n’hésitez pas à vous manifester. Il n’est jamais trop tard !

Qu’en penses-tu?

S’il vous plaît partager vos expériences et pensées ci-dessous. Apprenons les uns des autres et célébrons les succès de chacun.

Merci d’avoir lu tout le long!

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