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Dans le cadre de mes recherches sur la résilience entrepreneuriale, j’ai entendu plusieurs histoires de femmes qui ont été incitées à poursuivre leurs efforts parce qu’elles avaient été… dépréciées, négligées, reléguées au second plan.

Claudia* m’a raconté qu’elle s’était investie corps et âme dans un projet d’entreprise dans un domaine dominé par les hommes. Elle a été très déçue et choquée lorsque sa banque a refusé le financement. Sur un coup de tête, elle a remplacé son nom par celui de son conjoint (un homme!), et le projet a été approuvé quelques semaines plus tard. Comment croyez-vous qu’elle s’est sentie ? Un comptable a conseillé à Janelle* de « ne pas se donner la peine » d’enregistrer son entreprise pour obtenir un numéro de taxe de vente harmonisée, car « elle n’atteindrait probablement jamais le chiffre d’affaires de toute façon ». Elle a été tellement offensée qu’elle dit que cela l’a incitée à développer son entreprise pour en faire une entreprise de soins de santé à emplacements multiples.

Une femme que j’ai interrogée a appelé cela « Fuck You Fuel » en anglais… Comment on traduirait ça? « Le carburant du dépit » semble beaucoup plus poli, mais, vous comprenez, n’est-ce pas ? Je ne suis pas sûre si cette dame avait entendu cette expression de « Barbie la Soudeuse » une Américaine très cool qui a auto-publié un livre s’intitulant Fuck You Fuel : How to Turn Shit Into Sugar, disponible sur Amazon. Peu importe, c’est le sentiment qui compte !

Le sujet de la résilience stimulée par les émotions négatives est revenu à plusieurs reprises durant mon projet de recherche. C’est toujours en rapport avec des attitudes misogynes ; parfois, malheureusement, de la part d’êtres chers. Prenons l’exemple de Nathalie*, qui a travaillé dur dans l’entreprise familiale pendant des années et a fini par devenir directrice financière. Son propre père lui a dit qu’elle n’était pas apte à prendre la tête de l’entreprise, mais que ses frères le seraient.

Lorsque cela se produit, de nombreuses femmes entrepreneurs creusent davantage, utilisant ce négativisme pour réussir malgré l’opinion des autres. Propriétaire d’une entreprise de services professionnels depuis 12 ans, Betty* confie : « Quand j’ai parfois l’impression que mon mari ne fait pas confiance à mes décisions, cela me pousse à travailler plus dur pour mon entreprise, à la pousser davantage. »  Heather* a créé son entreprise au début de la vingtaine, alors que ses proches ne pensaient pas qu’elle tiendrait plus de quelques mois. C’était il y a dix ans. « Qu’est-ce qui me pousse à aller de l’avant ? C’est certainement un peu de prouver aux gens qu’ils ont tort. » D’ailleurs Nathalie a fini par reprendre l’entreprise familiale, après que son père ait été mis à l’écart et que ses frères aient voulu se retirer.

Chaque fois que j’entends des histoires de carburant « fuck you », je me demande combien de choses ces femmes auraient pu accomplir si elles avaient été soutenues au lieu d’être méprisées. On pense souvent qu’un certain degré de difficulté engendre la résilience, mais les barrières systémiques et misogynes ne font de personne de meilleurs entrepreneurs.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous fait l’expérience de l’oppression et l’avez-vous transformée à votre avantage ?

*Les citations et les histoires de ce blogue proviennent de personnes réelles, mais les noms sont fictifs pour protéger leur identité.

Qu’en penses-tu?

S’il vous plaît partager vos expériences et pensées ci-dessous. Apprenons les uns des autres et célébrons les succès de chacun.

Merci d’avoir lu tout le long!

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